Dans la précédente lettre du mois d’août, je vous avais parlé des correspondances entre la forme de la main et celle du corps.

Aujourd’hui, je vous joins la figure de la main «standard» que les morphologues considèrent comme la main «normale». Elle nous servira de critère d’évaluation. Elle montre à quoi ressemble une main dont les doigts, les monts et les lignes donnent une impression générale d’équilibre et d’harmonie.

Vous remarquerez que la mesure idéale des doigts entre eux est équilibrée. L’index est de même longueur que l’annulaire. Le petit doigt arrive à la hauteur de la jointure de l’annulaire et le pouce quand rabattu contre l’index arrive à la moitié de sa phalange de base.

Prenons l’exemple d’un Index plus long que l’annulaire, sans que l’annulaire soit court lui-même. Nous sommes en présence d’une première anomalie ; mais qu’il se hisse à la hauteur du majeur il devient alors « hors-norme » ce qui lui vaut le titre de doigt dominant.

Des études récentes en embryologie ont démontré que l’index long est plus courant chez les femmes dû au taux d’œstrogène auquel le fœtus est exposé, et l’annulaire est plus long chez les hommes dû au taux de testostérone dans lequel le fœtus mâle baigne pendant sa période de gestation (Études sur l’indice de Manning). Ce qui a fait dire, en raccourci, que les hommes avec un annulaire long sont agressifs et même violents. Ils peuvent tout simplement être plus démonstratifs, plus bruyants, voire exubérants mais leur caractère original ou excentrique ne peut en aucune façon se voir systématiquement attribuer ces signes destructeurs capables de créer préjudice à qui que ce soit. D’autres indices tels qu’un Mars + boursoufflé et strié de lignes, peut tout au plus éveiller des soupçons d’un tel comportement.

Le message de la poignée de main.

La vie matérielle est la vie du corps. La vie spirituelle est la vie de l’âme. La main comme outil du cerveau écrit notre histoire avec son filage de lignes qui électrise les monts et manifeste ses dons selon notre typologie propre et notre mécanisme de naissance fait de tabous, d’interdictions et de croyances innées venant de notre lignage.

Mais nous ne sommes pas notre corps, nous sommes plus que nos mensurations, la longueur de nos doigts et la forme de nos mains. Nous sommes une âme qui possédons un corps plus ou moins coopératif. Certains êtres nés sans mains démontrent des qualités de cœur qui forcent l’admiration par l’acceptation de leur condition et leur joie communicative.

En présence d’une main comment peut-on juger de la vie de l’âme d’un sujet, de la vie spirituelle qui émane du cœur et non du mental?

La pensée n’est pas produite par le cerveau. Disséquez-le, vous ne la trouverez pas. L’âme n’y a pas sa localisation. La chose que le mental sait faire c’est de se débattre pour résoudre à son avantage des problèmes que l’univers lui envoie, selon son niveau de conscience.

Comment donc appréhender le degré de spiritualité d’un individu qui vous tend la main?

Prenez sa main tendue et serrez-la… avant de regarder dedans!

Il y a bien le non-verbal des gestes qui renseignent, mais vous accédez à la totalité de l’être en prenant la main tendue dans la vôtre. La main n’est-elle pas associée au sens du toucher. Voilà donc une occasion de le faire de façon appropriée et non répréhensible. Ce faisant vous entrez en contact direct avec l’âme du sujet. Vous captez son essence qui restera gravée à jamais dans votre mémoire cellulaire. Fort de cette connaissance organique globale—résultante des multiples facettes qui constituent son tempérament—il vous faut maintenant justifier votre ressenti en montrant les indices «hors-normes» que cette main vivante révèle à votre œil averti. De la conviction à la preuve telle est la méthode déductive que je privilégie.

La méthode inductive est plus hasardeuse, plus mentale, plus scolaire, bien que complémentaire. Vous devenez le médecin légiste qui pratiquez une autopsie. Vous démembrez un ensemble, séparez les parties à la recherche d’éléments «anormaux» dont vous tirez vos conclusions. Pourtant un doute raisonnable subsiste. Êtes-vous convaincu que le portrait ainsi reconstitué restitue l’image fidèle du personnage avant sa dissection. Votre description a-t-elle du cœur, est-elle vivante? Certes, votre imagination peut remplir ce vide grâce au développement de votre intuition.

La poignée de main dissipe ce doute. Elle rend l’âme au sujet défunt!

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