blessure

« La vie veut vivre ». Cette énergie inépuisable prend toutes les formes pour s’exprimer. La réprimer c’est risquer de tuer le mécanisme à travers lequel elle se manifeste. Dans la plante elle pousse sur la graine pour que la fleur exhale son parfum. Chez l’Homme elle est mandatée pour qu’il diffuse sa divine essence.

S’exposer à vivre cause de nombreuses blessures dues aux maladresses de nos premiers pas. L’enfant qui apprend à marcher, tombe, s’écorche les genoux, se relève avec l’aide des grands, essuie ses larmes et repart dans sa marche en avant. Dès le moment où il en maîtrise l’apprentissage la souffrance disparaît et la frustration fait place à la joie.

Les Bouddhistes expliquent cette différence entre la douleur et la souffrance de la façon suivante : la douleur est inévitable et la souffrance est ce qui arrive quand on résiste à la douleur (ou à toute expérience). Souffrir «éternellement» c’est ruminer le passé que l’on n’accepte pas et que l’on ne peut pas changer. Cela revient à se couper de l’expérience présente (au lieu d’en comprendre le message) en incriminant le ciel ou autrui qu’une erreur impardonnable a été commise à son insu, sur son ego offensé. Le Bouddha nous enseigne que la souffrance vient de l’illusion de notre petit moi (l’égo), séparé de la Grande Conscience Universelle qui orchestre Tout ce qui existe. C’est ainsi que la souffrance se perpétue et que nous souffrons inutilement.

Il n’y a pas d’accident dans la vie. Ce qui nous arrive n’arrive pas par hasard. Que nous l’ayons programmé ou pas, le passé nous fabrique tel que nous sommes censé être aujourd’hui.

La blessure initiale constitue notre passeport pour la vie.

Une vie « plate » sans haut ni bas aurait vite fait de nous endormir si quelque évènement marquant ne venait brutalement nous réveiller et donner un sens à notre vie. Le bon enseignant n’est-il pas celui qui a le plus à apprendre? L’activiste celui qui a le plus besoin de redresser les torts subis jeune…et le conjoint celui qui espère résoudre auprès de son (sa) partenaire les tensions vécues dans son enfance avec l’un de ses parents. On ne s’improvise pas métaphysicien ou spiritualiste sans éprouver les tourments de son âme. Iriez-vous consulter un psychologue qui n’aurait pas souffert?

Chaque vie est marquée au fer rouge du destin.

« La carte n’est pas le territoire »

Les lignes principales, subconscientes (de vie, de cœur et de tête) gravées dans la paume, cinq mois avant la naissance, représentent notre GPS pour naviguer dans l’existence. Cette carte montre les conditions routières que l’on va rencontrer dans nos aventures physique, mentale et émotionnelle, représentées par des brisures de lignes, des dérivations, des routes de qualité variable (chemin de campagne ou autoroute…)

Les lignes secondaires, conscientes (qui montent sous les doigts) indiquent le degré de succès du voyage compte tenu de la topographie du terrain. Elles marquent la réflexion, la planification attentive qui vient canaliser les forces brutes de l’instinct toujours prêt à réagir. Ces lignes secondaires de consciente socialisation démontrent combien le lâcher-prise de l’ego –qui recherche toujours la meilleure affaire— fait place à l’acceptation et à la collaboration des diktats du programme des lignes subconscientes.

Vivre le moment présent « en conscience » se mesure au nombre de lignes secondaires dans les paumes et à la grosseur de leur calibre égal à celui des lignes principales.

(à suivre…)

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