gps

Chaque appareil vendu sur le marché est accompagné d’un mode d’emploi, du plus petit gadget comme la tondeuse à cheveux avec l’explication multilingue de ses nombreux réglages, au plus complexe telle l’automobile avec ses manuels plus volumineux.

Mais en apparence rien pour le bébé qui vient au monde! Erreur. Il est écrit dans la version hébraïque du livre de Job (Ch. XXXVII, ver. 7) : «Dieu inscrivit des signes et des sceaux dans les mains de tous les fils des hommes pour que les fils des hommes puissent connaître leurs tâches».

En effet nos deux mains sont gravées de lignes et de signes qui ressemblent à une carte routière. Mais «Une carte n’est pas le territoire» et ça prend un GPS pour l’explorer.

La bonne nouvelle, c’est que, nous sommes tous nés, équipés d’un GPS polyglotte, implanté dans le creux de nos mains —cette petite graine logée dans l’écrin de nos mains entrouvertes. Il est l’œil de la conscience universelle qui nous positionne, comme sur les plans de quartier, avec cette inscription : «Vous êtes ici!»

Dès que je suis conscient d’être ici je me sens rassuré, et libre d’explorer la ville qui s’étale devant moi. Et à mesure que je laisse flâner mes doigts sur les boulevards du plan, je suis conscient d’être ici dans un perpétuel présent en mouvement sans cause. Sans cause parce que je ne saurai jamais faire la part de libre arbitre qui détermine l’orientation de mes actions, au total, de ma vie. Est-ce cela ce qu’on appelle la destinée ?

Je crois aux causes «provocatoires» qui nous font marcher. Ça marche, à tous les coups! Instinctivement, comme ça, sans qu’on y pense, boum! On réagit, et vous remarquerez, toujours de la même façon! Dès que je m’en rends compte –grâce à la vie et merci aux autres —mon comportement change de lui-même, mon attitude se modifie. Je n’ai pas de lâcher prise à faire, ni de violence à m’infliger. Mes imperfections, restent mes imperfections, mais j’en deviens conscient, et j’apprends à les aimer, car elles font partie de moi, en les intégrant au lieu de les combattre.

Aucun mécanisme n’est parfait. Ils présentent tous des vices de fabrications. Et nous n’échappons pas à la règle. Est-ce voulu? Est-ce de notre faute ? ou bien EST-CE AINSI! Il y a bien des hypothèses qui forcent la croyance mais peu de certitudes qui apaisent le mental. C’est ainsi donc que la vie se présente à nous sous forme de rencontres perpétuelles avec l’inconnu.

On peut continuer de les vivre dans la crainte et la dualité des forces de survie, ou bien choisir l’ouverture. Notre curiosité de nouvelles découvertes devrait l’emporter, ne serait-ce que pour étudier les causes de nos peurs… Mais puisque les causes nous intéressent moins que l’intensité de la Conscience avec son éclairage unificateur, notre attention se porte tout naturellement sur ce qui nous interpelle à l’instant présent.

La vie qui se déroule sous nos pas nous tient à tout moment occupé sans jamais vouloir s’arrêter —l’imagination intarissable de l’Inconnu pour créer des évènements forçant l’admiration. Dès lors, pourquoi ne pas se mettre à son service plutôt que de temporiser en sachant que sa tactique qui est le harcèlement ne nous laissera pas de répit. Tout ce qui nous poursuit finit tôt ou tard par nous rattraper dit-on! Eh oui la vie nous force à VIVRE!

La capitulation devant la provocation du destin me semble donc la meilleure des options, parce que C’EST AINSI ! Dès lors nous sortons de l’enfermement propre à la survie et nous entrons de plain pied dans la vie. Et puis, en plus de nous confirmer que nous sommes nés de la nécessité en nous tissant une histoire bien personnelle, la vie nous invite à collaborer à son écriture. Qui n’aime pas entendre parler de soi?

C’est grâce à ce changement de regard sur le rôle que jouent les évènements dans notre vie que nous réalisons qu’il ne sert à rien de se fabriquer un personnage de façade que la vie s’acharne inlassablement à déshabiller pour s’amuser avec nous.

Notre GPS intérieur nous localise dans l’espace et le temps de façon juste, réaliste, impersonnelle. Il nous dit où l’on est et par conséquent, qui l’on est et cela sans émotion ni complaisance. Il éclaire le terrain où l’on s’aventure, nous offre le choix de routes alternatives, et nous guide de sa voix d’ailleurs à destination.   Il témoigne du ressenti produit par la rencontre avec les évènements de la vie. Il est l’œil vigilant qui constate, mais il en est aussi le regard. Ce regard du cœur conscient qui accorde ses battements au rythme de l’univers.

(À suivre).

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