territoire

Chaque individu a sa propre représentation du monde, sa propre réalité selon ce qu’il perçoit et comment il le conçoit. Avec l’information perçue, il fait sa propre carte.

Par ailleurs, l’univers est partout mais il tend à occuper l’infini qui ne peut être rempli puisqu’il est infini. Le territoire est donc en état d’expansion, tout comme vous et moi.

Puisque le concept de la réalité est insaisissable –bien que chacun affiche le sien– et la notion d’absolu étranger à notre entendement, une carte n’est pas le territoire qu’elle représente. En effet, avec nos croyances, nos à priori et nos jugements nous interprétons au quotidien la réalité extérieure et par cette perception bien personnelle nous établissons  notre propre « carte » du monde bien différente du territoire en constante évolution.

La carte est représentée par le terrain de la main avec ses monts et ses lignes inconscientes de vie, de coeur et de tête, déjà tracées dans le foetus. Elle procède par analyse des courbes de niveau avec mesures exactes, et examen des empreintes digitales et palmaires, statistiques à l’appui et loupe à la main. Le territoire renvoie au climat de la main. Ce climat est un ressenti en prise directe et instantané de l’essence de la personne. Il est l’empreinte de la rencontre, le cadeau de la présence, quelque chose qui goûte comme un élixir ou un parfum d’une essence rare.

Lire la météorologie à la télévision à l’aide des images satellites semble une question d’interprétation facile quand on sait les lire. Se mettre à l’écoute de ses perturbations émotionnelles (sa météo personnelle) demande un sens aigu du discernement en plus de l’honnêteté que ça prend pour se regarder sans artifice. Mettre le mental en berne et célébrer des moments de pure joie dans la plénitude de la Conscience  est une grâce; elle a ses degrés. Les Êtres réalisés demeurent établis en permanence dans « l’Ultime Réalité ».

Pour notre propos, lire les mains c’est recevoir l’âme de l’autre dans l’ouverture du coeur. Bien sûr vous serez aidé par les sensations retransmises au moment de l’investigation du terrain par les 5 sens. Mais vous jugerez plus sûrement de l’évolution de la conscience du sujet au jaillissement du faisceau de lignes  secondaires conscientes et à la formation de signes favorables apparents sur des empreintes prises à intervalles réguliers.

Grâce à la prise de conscience de nos conditionnements et de nos réactions de défense, l’énergie habituellement utilisée à leur maintien, se trouve alors disponible et récupérée par le conscient qui par de nouvelles voies de communication transcende le lourd tribut génético-karmique  que nous imposent les trois lignes inconscientes.Ces dernières sont la représentation du fonctionnement de notre cerveau reptilien-animal qui nous maintient dans la survie. En effet il sait instinctivement se mettre en état d’alerte, se battre, ou prendre ses jambes à son cou avant même que le mental n’ait le temps d’intervenenir. Dans ces cas extrêmes il peut nous sauver la vie.

La différence entre un animal et un humain c’est que l’humain est conscient de la conscience qui l’anime, pas l’animal. Les deux sont équippés d’un GPS. L’animal ne peut pas l’éteindre. L’humain ne sait pas l’ouvrir. L’animal est téléguidé par la l’Intelligence universelle qui vit en permanence à travers lui. Il mène une vie sans erreur en accordance avec son espèce. L’humain toujours en quête de sa véritable nature a la choix de sa conduite. Incapable de la trouver par le mental il apprend à la découvrir par la voie du coeur.

En attendant d’être établi dans « l’ultime réalité », il se crée une quantité d’autres désirs qui sont des compensations. Le bouddhisme décrit le drame de l’humain en ce qu’il dirige sa quête du bonheur vers l’extérieur  à la recherche de satisfactions objectives illusoires qui ne lui apportent qu’une alternance de souffrances et de plaisirs non durables, toujours à renouveler!

A cette seule constatation, la plénitude devrait spontanément emplir tout le champ de la conscience et devenir Félicité. Telle est notre véritable nature. Elle se manifeste souvent au cours d’une journée. Elle apparaît à chaque bout de phrase et donne le ton à la suivante. C’est elle qui occupe tout l’espace entre deux pensées. Par son Silence elle nous révèle une partie de son Être. Parfois, elle nous fait faire des lapsus révélateurs; mais, elle nous dispose à écouter notre intuition qui se distingue de la voix de l’égo en ce qu’elle s’impose avec conviction. Elle nous pousse à aller vers l’inconnu, vers ce nous-mêmes que nous sommes et que nous ne connaissons pas. Nous ne savons pas ce que c’est et nous ne savons pas où le chercher. Comment en effet chercher quelque chose que nous ne connaissons pas. C’est comme si notre vraie nature se cherche elle-même. Pourtant les témoignages sont unanimes chez ceux qui l’ont trouvée. Établis dans la paix intérieure, ils vivent le quotidien dans la Joie sans objet!  Le mental, dans son impuissance à trouver et dans son effort à bien paraître, se fabrique une cuirasse pour contenir le vide qui l’habite. Il se sent souvent déchiré entre le besoin de maintenir en place le personnage et l’armure, et le désir de s’en débarrasser en courant éperdûment vers la liberté, et cela…sans aucune garantie!

De nombreuses occasions s’offrent à chaque instant à celui qui allume son GPS et se laisse guider par l’aventure à laquelle la vie le convie.

Vous avez pu vous-même en faire l’expérience, soit sur une ancienne carte ou même avec votre système GPS qui n’est pas à jour. Soudainement vous vous engagez sur une route nouvellement ouverte, qui n’est pas mentionnée sur la carte et que votre GPS traduit par une flèche qui vous emmène en rase-mottes à travers champs, s’engouffre dans les bois comme dans un film en 3D, à vous couper le souffle en vous donnant la nausée. A l’inquiétude d’avoir perdu ses repères, s’ajoute la certitude de ne pas être sur la bonne route —en jurant que l’ancienne route était plus sûre— avec le sentiment sourd qu’une main malfaisante vous a engagé sur cette mauvaise voie.

Mais il est de ces mésaventures, coups du sort bénis, qui ont pour but de nous faire sortir de notre zone de confort pour nous aider à découvrir et à cartographier de nouveaux territoires en permanente expansion.

Quelle est notre réalité? Elle est à ce à quoi nous nous identifions aujourd’hui et par conséquent elle est en constante révision, car les objets et personnes qui semblaient hier pouvoir combler notre vide intérieur sans y parvenir, de guerre lasse, nous redirigent  finalement vers l’intérieur au coeur de nous-même là où réside la Présence de l’Être dans sa plénitude.

(À suivre).

1 Commentaire
  1. Johanne 3 années Il y a

    Je viens de lire se que j’ai toujours sue en moi mais sans mot pour l’expliquer. Une merveille ces écrient Vraiment un merveille a conscientiser a tout moment Merci infiniment …

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